ARRÊT n° 4 – JARDIN n° 336
Devenir la capitale, après la Confédération
Il y a 150 à 100 ans
Le soir du Nouvel An 1857, la reine Victoria a annoncé son choix d’Ottawa comme nouvelle capitale de la province du Canada. Ce choix était remarquable, car seulement huit ans plus tôt, en 1849, Ottawa (alors Bytown) avait été le théâtre d’émeutes violentes, en protestation contre la visite imminente du gouverneur général de la province du Canada, lord Elgin.
Et pourtant, c’est ce même gouverneur général, lord Elgin, qui finira par visiter Bytown quatre ans plus tard, en 1853, et recommander Bytown (bientôt Ottawa) comme nouvelle capitale… faisant passer, en quelques courtes années, une rude ville forestière à la capitale d’une nouvelle nation.
Alors que les Européens prospéraient, la perte de terres autochtones atteignait un niveau record…

Dans les années 1830, après l’achèvement de la construction du canal Rideau, Bytown a acquis une réputation de ville forestière tumultueuse, marquée par la violence et le désordre. L’hostilité entre catholiques et protestants, ainsi qu’entre anglophones et francophones, était bien documentée. Des bandes de catholiques irlandais, surnommées les « Shiners », ont semé la peur parmi les habitants de Bytown pendant près d’une décennie. La violence et la terreur omniprésentes ont poussé un prêtre catholique à déplorer : « Il n’y a pas de Dieu à Bytown. »
1822 – 1840:
Malgré leurs contributions importantes aux côtés des Britanniques lors de la guerre de 1812, notamment à la bataille de Châteauguay, les guerriers algonquins ont continué de perdre des terres en raison de ventes individuelles et de l’afflux d’immigrants britanniques dans la vallée. La situation s’est aggravée en 1822, lorsque les Britanniques ont convaincu les Mississaugas près de Kingston, sur le lac Ontario, de vendre une grande partie des terres algonquines traditionnelles restantes dans la vallée de l’Outaouais. Une fois de plus, les Algonquins ont été exclus de ces négociations et n’ont reçu aucune compensation, bien qu’ils n’aient jamais renoncé à leur revendication sur la région.
Au cours des années 1840, d’autres pertes de terres autochtones ont suivi, à mesure que les intérêts forestiers s’étendaient dans la haute vallée de l’Outaouais. Des mesures législatives en 1850, combinées à des acquisitions foncières ultérieures par le gouvernement canadien, ont mené à la création de neuf réserves au Québec. Une autre réserve, fondée en 1873 à Golden Lake (aujourd’hui Pikwàkanagàn), a été désignée pour l’usage et l’occupation des Algonquins en Ontario. Toutefois, ces réserves ne protégeaient qu’une petite partie du territoire ancestral algonquin d’origine.
En 1848, des émeutes ont éclaté lorsque des tories, indignés par la décision de lord Elgin d’accorder la sanction royale à un projet de loi indemnisant les citoyens du Bas-Canada pour les pertes subies lors de la rébellion de 1837-1838, quelle que soit leur allégeance, ont incendié les édifices du Parlement à Montréal. Cet acte destructeur a entraîné la recherche d’une nouvelle capitale permanente pour la province du Canada.
En 1849, des tories, composés majoritairement de l’élite protestante anglophone, ont étendu leur rébellion à Bytown en apprenant la visite imminente de lord Elgin. L’émeute du « Stony Monday » a éclaté lorsque des centaines de partisans tories armés se sont rassemblés au marché By, où des réformistes, principalement des Irlandais catholiques romains de la classe ouvrière et des Canadiens français, s’étaient réunis pour organiser un accueil pour lord Elgin.
Ce qui avait d’abord commencé par des altercations verbales et des attaques à coups de bâtons et de pierres a dégénéré en usage d’armes à feu, entraînant au moins un décès. Les troubles se sont poursuivis toute la semaine, atteignant un point culminant avec une confrontation impliquant des centaines de personnes armées des deux camps de part et d’autre du pont des Sapeurs, qui divisait les quartiers haut et bas d’Ottawa. À la suite du chaos et de la violence, la visite de lord Elgin à Bytown a été annulée.
1853 : la visite de lord Elgin à Bytown a finalement eu lieu. Constatant une réconciliation importante au sein de la population, le gouverneur général a été si impressionné par la nouvelle unité des habitants qu’il a recommandé que Bytown soit choisie comme nouvelle capitale de la province du Canada. Jour de l’An 1855 : Bytown a officiellement obtenu le statut de ville et a changé de nom pour Ottawa — un effort délibéré pour se distancier du passé tumultueux de la localité. (Coïncidant avec cette étape, le chemin de fer Bytown & Prescott avait été inauguré la semaine précédente, reliant Bytown à d’autres grands centres, une mesure déterminante pour s’assurer que Bytown/Ottawa réponde à tous les critères attendus d’une ville aspirant à devenir la nouvelle capitale.)
Le soir du Nouvel An 1857, une lettre a été envoyée au gouverneur général de la province du Canada, proclamant Ottawa comme le choix privilégié de la reine Victoria pour la nouvelle capitale. Cette décision a suscité l’étonnement et l’incrédulité partout au Canada. Ce n’est qu’en 1859 que la législature a officiellement ratifié Ottawa comme nouvelle capitale, malgré les protestations de représentants de Montréal, de Québec, de Kingston, de Toronto et de Hamilton. Toutefois, cette désignation ne conférait à Ottawa que le statut de capitale de la « province du Canada », une union des anciennes provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada (les parties méridionales actuelles de l’Ontario et du Québec).
Ce n’est qu’en 1864 que les « Pères de la Confédération » se sont réunis, jetant les bases de la création du « Dominion du Canada », qui finirait par s’étendre à l’échelle du continent. À mesure que la construction des édifices du Parlement d’Ottawa avançait, il devenait de plus en plus logique qu’Ottawa soit désignée comme capitale du nouveau Dominion du Canada.
À la fin des années 1800, les Algonquins du sud-est de l’Ontario ont mené des négociations infructueuses avec des représentants du gouvernement, sans parvenir à régler leurs revendications territoriales ni leurs pétitions de protection. À cette époque, le peuple algonquin avait été contraint d’abandonner son mode de vie nomade, certains s’installant dans la réserve de Golden Lake, dans le canton d’Algona. Pendant ce temps, de nombreuses autres « bandes » ou groupes familiaux demeuraient dispersés dans la vallée de l’Outaouais, s’efforçant de subvenir à leurs besoins par la chasse et le piégeage. Ces Autochtones, non reconnus par le Département des Affaires indiennes, demeuraient sans statut. À mesure que les terres et les ressources diminuaient, beaucoup ont fini par s’assimiler à la population de colons, tout en s’efforçant de préserver leur héritage culturel.
L’empiètement des compagnies forestières, qui recevaient des concessions pour exploiter de vastes étendues de terres non encore arpentées en vue de l’établissement, a joué un rôle important dans le déplacement des peuples autochtones de leurs territoires. Une fois une limite forestière arpentée, la terre était classée et attribuée à ces compagnies forestières. Pour les Algonquins vivant dans des régions éloignées, il s’est avéré extrêmement difficile de faire face au problème des squatters forestiers qui s’installaient sur leurs terres. La gestion des forêts relevait du gouvernement du Haut-Canada jusqu’en 1867, date à laquelle elle a été transférée au gouvernement provincial à Toronto. Toutefois, les gouvernements provinciaux n’avaient pas d’autorité officielle pour intervenir dans les affaires autochtones, tandis que le gouvernement fédéral n’avait aucune compétence sur les activités d’exploitation forestière dans une région donnée.
L’arrivée de contingents importants d’hommes euro-canadiens établissant des cabanes et des camps de travail constituait souvent la première preuve tangible, pour les communautés autochtones, que leurs droits territoriaux n’étaient pas respectés ni reconnus par les autorités gouvernementales.
Étant donné que les terres bordant les voies navigables étaient essentielles aux moyens de subsistance des Algonquins, les levés des limites forestières représentaient un défi direct aux activités du peuple algonquin, qui dépendait de ces voies d’eau pour le transport, la communication et la subsistance. À l’automne et en hiver, les zones de coupe étaient animées par des centaines de bûcherons occupant des camps forestiers, tandis qu’au printemps, les ruisseaux et les rivières se remplissaient de billots destinés à Québec via la rivière des Outaouais.
Les pratiques coloniales de cartographie et de délimitation des frontières sur papier ont effectivement contraint les peuples autochtones à des lieux précis, en faisant fi de leur besoin d’un mode de vie nomade pour prospérer et en ne reconnaissant pas leur occupation de longue date du territoire. Ces processus de cartographie ou de remaniement cartographique des terres ont facilité l’avancée de la colonisation sur les territoires autochtones, puisque les levés représentaient les terres comme vacantes. Par conséquent, le fait d’assigner de force les peuples autochtones à des lieux fixes les a essentiellement coupés de leurs terres ancestrales.
Liens supplémentaires :
https://todayinottawashistory.wordpress.com/2015/03/28/stony-monday-riot-2
https://todayinottawashistory.wordpress.com/2014/08/21/queen-victoria-chooses-ottawa
Red Pride

Lorsque l’on évoque la tulipe, c’est l’image de la Red Pride qui vient à l’esprit. Cette tulipe, aux lignes iconiques, évoque l’amour et la passion. Elle est donc parfaite pour célébrer l’amour naissant entre deux personnes.
Vogue

Voici Vogue. Vogue est une tulipe double, contrairement aux tulipes traditionnelles à six pétales. Elle se distingue par ses pétales empilés en de magnifiques arrangements. Petit fait intéressant, Vogue a aussi la particularité de s’éclaircir en couleur en vieillissant.
Orange Pride

Énergie, force et joie de vivre : ce sont les sentiments que la plupart des gens éprouvent en voyant l’Orange Pride. Cette tulipe se distingue par une fleur robuste, de grandes feuilles et une tige solide, qui lui permettent de pousser jusqu’à 50 cm de haut.
Orange Queen

Cette magnifique tulipe, connue sous le nom d’Orange Queen, est très appréciée pour ses qualités de tulipe vivace, c’est-à-dire qu’elle peut produire de nombreuses fleurs au fil des années lorsqu’elle bénéficie de soins attentifs.
Yellow Pride

La tulipe triomphe est extrêmement populaire : on la connaît dans le monde entier pour sa couleur éclatante, la Yellow Pride. Les tulipes vivaces Yellow Pride sont également très robustes et produisent un nombre remarquable de fleurs pendant plusieurs années après la première plantation.
Yellow Pomponette

Cette tulipe jaune aux grands pétales ne manquera pas de vous éblouir par sa floraison double impressionnante et par ses couleurs vives et joyeuses. La Yellow Pomponette est une véritable source d’émerveillement pour les sens, tant par son parfum que par son apparence.
Green Power

Voici la toute première tulipe entièrement verte : Green Power ! Ses pétales sont comestibles et peuvent être ajoutés à des salades, ce qui s’avère parfaitement approprié pour une fleur aussi verte et feuillue !
Super Parrot

Frisée et audacieuse, voici la Super Parrot. Les tulipes Perroquet se distinguent par leurs pétales frisés, évoquant les plumes d’un perroquet. La Super Parrot, avec sa robe blanche ornée de touches vertes, évoque un cacatoès blanc dont les plumes ont la forme de pétales.
Muscari Big Smile

Votre ami à la silhouette amusante vous étonnera avec ses fleurs en forme de cloche et son sommet étroit. Les muscaris font pousser leurs feuilles à la fin de leur floraison pour assurer un environnement sain pour les futures fleurs.
Muscari Mount Hood

À l’opposé du « Big Smile », le Muscari Mount Hood présente de grosses têtes bulbeuses qui s’affinent progressivement vers le bas de la fleur.
Hyacinthus Rembrandt

Le Hyacinthus Rembrandt peut s’élever jusqu’à 12 pouces de hauteur au moment de sa floraison. Il développe presque une boule de délicates fleurs autour de la plante. Sa teinte, avec des bords en blanc et un cœur pourpre, est parfaite pour attirer les pollinisateurs, le pourpre se démarquant nettement dans leur vision.
Purple Pride

La tulipe géante Purple Pride, également connue sous le nom de Purple Pride, est réputée pour sa puissance florale. En effet, il s’agit de la première tulipe Darwin à posséder des pétales violets. Les tulipes Darwin sont reconnues pour leurs tiges solides et leurs grandes fleurs, une taille parfaite pour mettre en valeur toute cette couleur.
Secret Parrot

La tulipe frisée, aux nuances pourpres profondes et à la silhouette gracieuse, est connue sous le nom de Secret Parrot. Cette variété hybride se distingue de ses cousines frangées par sa double nature : elle possède à la fois les fronces d’une tulipe perroquet et le grand nombre de pétales d’une tulipe double.
