ARRÊT N° 2 – JARDIN N° 342
Reconnaissance territoriale du peuple algonquin au Jardin arc-en-ciel (il y a 8 000 ans)
Veuillez prendre un moment pour regarder le sol sous vos pieds.
Regardez la terre dans laquelle poussent nos tulipes.
Considérez maintenant ceci ce sol a été volé.
Pendant plus de 8 000 ans, cette terre fut le foyer du peuple algonquin Anishinaabe, bien avant larrivée des Européens en Amérique du Nord.

Les preuves archéologiques suggèrent que la vallée de lOutaouais est le foyer du peuple algonquin depuis près de 8 000 ans.
Bien avant larrivée des Européens, le peuple algonquin vivait, chassait, piégeait, pêchait, socialisait et commerçait sur les deux rives de la rivière des Outaouais et le long de ses affluents.
Cétaient les voies navigables des Algonquins et cétait leur terre traditionnelle sur laquelle ils ont développé leur économie et dont ils dépendaient pour leur survie.
Le mode de vie algonquin était semi-nomade, ce qui signifiait voyager léger et vivre sobrement de la terre. Les canots décorce de bouleau étaient cousus avec des racines dépinette et imperméabilisés avec de la résine et de la graisse dours. Les mères portaient les bébés sur leur dos dans des porte-bébés en bois et en cuir.
En hiver, les bandes plus importantes se divisaient en familles dans des camps de chasse plus petits, où les raquettes et les tabaganes devenaient essentiels. Les conditions pouvaient être rudes et le risque de famine était omniprésent.
Les vêtements étaient faits déléments naturels tels que des peaux danimaux et doiseaux, de los, ainsi que des bandes de bois et décorce. Les abris tels que les wigwams étaient faits de bois, de bouleau et dautres écorces ainsi que de lanières décorce. La connaissance de la culture algonquine était partagée par lhistoire orale.
Les Algonquins pratiquaient le Midewiwin (la voie du cœur) et se croyaient entourés de nombreux « manitok », ou esprits du monde naturel.
Les communautés algonquines étaient égalitaires et fondées sur les clans. Les aînés respectés recevaient des rôles importants. Chaque nouvelle génération était envoyée chercher des partenaires de mariage en dehors de son clan.
Le commerce était extrêmement important. En fait, la rivière des Outaouais était (avant et après larrivée des Européens) lun des plus grands corridors du continent pour le commerce, le transport et la communication, ayant un impact énorme sur le degré de connexion et dinteraction des Algonquins avec les autres Premières Nations.
Le peuple algonquin fait partie dun groupe culturel plus large connu sous le nom dAnishinaabeg, tout comme les Odawa et les Ojibwa avec lesquels les Algonquins sont étroitement liés.
(La langue algonquine, également connue sous le nom dOmàmiwininìmowin, est aujourdhui identifiée par 1 575 personnes comme leur langue maternelle.)
Dire que larrivée des Européens a perturbé le mode de vie des Algonquins serait un euphémisme considérable. Les vieilles rivalités se sont transformées en guerres et les maladies nouvellement introduites ont fait rage. Les populations ont été décimées, les communautés déplacées et les cultures compromises.
Les Français ont défendu leur revendication sur la « Nouvelle-France » y compris la vallée de lOutaouais pendant près de deux siècles avant de finalement capituler devant les Britanniques.
Après cette capitulation est venue une série de promesses des Britanniques, culminant avec la Proclamation royale de 1763 du roi George III de Grande-Bretagne, désignant lintérieur du continent comme réserve autochtone précisant comment tous les traités devaient être négociés avec les habitants autochtones.
La Proclamation du Roi de 1763 promettait que les peuples autochtones « ne devraient pas être molestés ou troublés » sur les territoires « non cédés ou achetés par nous » et que ces territoires « leur sont réservés… comme terrains de chasse ».
La Proclamation allait devenir la clé des futures revendications territoriales des Algonquins ; sa pertinence a été tranchée par la Cour suprême et elle est citée dans le cadre constitutionnel entourant la Charte canadienne des droits et libertés de 1982.
La Révolution américaine qui a suivi et les Loyalistes qui ont été déplacés en conséquence allaient mettre à rude épreuve cet engagement royal. Soudain, les Loyalistes (et plus tard, les « nouveaux Loyalistes ») ont été encouragés à venir vers le nord. La Couronne a commencé à accorder des terres en contradiction flagrante avec sa promesse précédente de réserver la terre à perpétuité pour ses habitants autochtones traditionnels.
La menace pesant sur les droits territoriaux des Algonquins sest accélérée avec lintensification du commerce lucratif du bois. Les vastes forêts anciennes de la vallée de lOutaouais ont été coupées, les voies navigables compromises et les vieilles promesses commodément ignorées.
Les fermes, les colonies et les villes se sont agrandies au fur et à mesure que lafflux de nouveaux arrivants se poursuivait. Des canaux et des chemins de fer allaient être construits. Le mode de vie et léconomie des Algonquins ont été considérablement modifiés et affaiblis.
La saisie des terres traditionnelles a finalement laissé aux communautés algonquines peu dautre choix que de demander que des terres soient mises de côté pour des réserves. Neuf réserves ont été établies au Québec et une réserve (Pikwakanagan) a été mise de côté à Golden Lake en Ontario.
Au fil des ans, les Premières Nations dAmérique du Nord ont été persuadées de signer des traités pour céder leurs terres aux Européens (souvent à des conditions peu favorables). Les Algonquins, cependant, nont jamais été partie à un tel accord.
En conséquence, il est largement admis que la vallée de lOutaouais demeure bel et bien le territoire non cédé du peuple algonquin Anishinaabeg le reste dentre nous nétant, au mieux, que de simples invités du peuple algonquin, au pire, des intrus.
Bien que la Proclamation royale de 1763 soit reconnue dans la constitution du Canada, la colonisation et lutilisation des terres et des ressources algonquines se poursuivent encore aujourdhui malgré les protestations des Algonquins.
Plus de 40 000 Canadiens sidentifient comme ayant une ascendance algonquine selon le recensement de 2016.
En plus des réserves des Premières Nations, dautres communautés algonquines sont réparties dans toute la grande région de la vallée de lOutaouais, y compris ici, dans la ville dOttawa.
Le mauvais traitement des peuples autochtones par le Canada persiste depuis la Confédération la tragédie des pensionnats nen étant quun exemple.
De plus, malgré un fier passé de combat aux côtés des Canadiens dans chaque guerre majeure, les peuples autochtones nont obtenu le plein droit de vote que dans les années 1960.
Wendy Jocko, ancienne chef de la Première Nation des Algonquins de Pikwakanagan (à Golden Lake), nous rappelle que près de 2 millions de personnes au Canada sidentifient comme étant dorigine autochtone. Il existe 634 Premières Nations au Canada, parlant plus de 50 langues distinctes.
Mme Jocko souligne que, pour les Algonquins, les griefs historiques sont retracés dans une série de pétitions, de lettres et de discours remontant à 1772, tout cela se manifestant aujourdhui comme une opportunité de réconciliation et de réparation par le biais de négociations modernes et daccords dautonomie gouvernementale.
Les progrès sont compliqués par des différends sur la question de savoir qui parle légitimement au nom du peuple algonquin et par des revendications chevauchantes de certains affirmant parler pour dautres Premières Nations. De plus, là où il ny avait autrefois quune rivière, se trouve maintenant une ligne de démarcation entre les provinces de lOntario et du Québec.
Après 8 000 ans dhistoire dans la vallée de lOutaouais, la revendication algonquine sur cette terre sur laquelle tant dentre nous ont bâti leurs maisons et leurs communautés est désormais largement reconnue. Une résolution finale à ce dilemme demeure toutefois extraordinairement insaisissable.
Red Pride

Lorsque l’on évoque la tulipe, c’est l’image de la Red Pride qui vient à l’esprit. Cette tulipe, aux lignes iconiques, évoque l’amour et la passion. Elle est donc parfaite pour célébrer l’amour naissant entre deux personnes.
Vogue

Voici Vogue. Vogue est une tulipe double, contrairement aux tulipes traditionnelles à six pétales. Elle se distingue par ses pétales empilés en de magnifiques arrangements. Petit fait intéressant, Vogue a aussi la particularité de s’éclaircir en couleur en vieillissant.
Orange Pride

Énergie, force et joie de vivre : ce sont les sentiments que la plupart des gens éprouvent en voyant l’Orange Pride. Cette tulipe se distingue par une fleur robuste, de grandes feuilles et une tige solide, qui lui permettent de pousser jusqu’à 50 cm de haut.
Orange Queen

Cette magnifique tulipe, connue sous le nom d’Orange Queen, est très appréciée pour ses qualités de tulipe vivace, c’est-à-dire qu’elle peut produire de nombreuses fleurs au fil des années lorsqu’elle bénéficie de soins attentifs.
Yellow Pride

La tulipe triomphe est extrêmement populaire : on la connaît dans le monde entier pour sa couleur éclatante, la Yellow Pride. Les tulipes vivaces Yellow Pride sont également très robustes et produisent un nombre remarquable de fleurs pendant plusieurs années après la première plantation.
Yellow Pomponette

Cette tulipe jaune aux grands pétales ne manquera pas de vous éblouir par sa floraison double impressionnante et par ses couleurs vives et joyeuses. La Yellow Pomponette est une véritable source d’émerveillement pour les sens, tant par son parfum que par son apparence.
Green Power

Voici la toute première tulipe entièrement verte : Green Power ! Ses pétales sont comestibles et peuvent être ajoutés à des salades, ce qui s’avère parfaitement approprié pour une fleur aussi verte et feuillue !
Super Parrot

Frisée et audacieuse, voici la Super Parrot. Les tulipes Perroquet se distinguent par leurs pétales frisés, évoquant les plumes d’un perroquet. La Super Parrot, avec sa robe blanche ornée de touches vertes, évoque un cacatoès blanc dont les plumes ont la forme de pétales.
Muscari Big Smile

Votre ami à la silhouette amusante vous étonnera avec ses fleurs en forme de cloche et son sommet étroit. Les muscaris font pousser leurs feuilles à la fin de leur floraison pour assurer un environnement sain pour les futures fleurs.
Muscari Mount Hood

À l’opposé du « Big Smile », le Muscari Mount Hood présente de grosses têtes bulbeuses qui s’affinent progressivement vers le bas de la fleur.
Hyacinthus Rembrandt

Le Hyacinthus Rembrandt peut s’élever jusqu’à 12 pouces de hauteur au moment de sa floraison. Il développe presque une boule de délicates fleurs autour de la plante. Sa teinte, avec des bords en blanc et un cœur pourpre, est parfaite pour attirer les pollinisateurs, le pourpre se démarquant nettement dans leur vision.
Purple Pride

La tulipe géante Purple Pride, également connue sous le nom de Purple Pride, est réputée pour sa puissance florale. En effet, il s’agit de la première tulipe Darwin à posséder des pétales violets. Les tulipes Darwin sont reconnues pour leurs tiges solides et leurs grandes fleurs, une taille parfaite pour mettre en valeur toute cette couleur.
Secret Parrot

La tulipe frisée, aux nuances pourpres profondes et à la silhouette gracieuse, est connue sous le nom de Secret Parrot. Cette variété hybride se distingue de ses cousines frangées par sa double nature : elle possède à la fois les fronces d’une tulipe perroquet et le grand nombre de pétales d’une tulipe double.
